Journalistes exilés et photographes de Magnum Photos croisent leurs regards pour raconter des expériences très personnelles autour des notions d’exil, d’accueil, de répression, de résistance, de succès ou d’échec.
Confirmer votre présence à l’Hôtel de Ville de Paris via ce formulaire :
3 mai 2017 : La liberté d’expression récompensée à l’Assemblée Nationale
« Nous avons fui, mais pour être plus libres encore ». Elyse NGABIRE, journaliste burundaise et Abdessamad AIT AICHA, journaliste marocain, ont participé le 3 mai 2017, en tant que membres du jury, à la remise des prix de la 2ème édition du concours «Liberté d’expression» organisé à l’Assemblée Nationale par la Fédération Française pour l’UNESCO.
Remise des prix du concours «Liberté d’expression» à l’Assemblée Nationale, le 3 mai 2017
© ffpu
La journée a débuté dans la salle Colbert, par le discours très chaleureux de Madame Sandrine MAZETIER, Vice-Présidente de l’Assemblée Nationale et Députée de la 8ème circonscription de Paris. Après un temps d’échange avec le public, ce fut au tour de sa collaboratrice, Madame Audrey EMERY de répondre aux questions de la salle.
A l’occasion de cette Journée mondiale de la Liberté de la presse, jeunes et moins jeunes, étaient appelés à s’exprimer librement, à travers des films, des dessins, des articles ou encore des textes littéraires, sur des sujets qui leur tenaient à cœur. Cinq catégories étaient représentées : le prix coup de cœur de la FFPU ainsi que les catégories lycée, collège, étudiant et adulte. C’est donc aux côtés de Leïla DJITLI, journaliste chez France Culture, Joséphine LEBARD et Bahar MAKOOI, journalistes free-lance, que Abdessamad AIT AICHA et Elyse NGABIRE ont décerné les différents prix.
Du harcèlement scolaire à la liberté de parole sur les réseaux sociaux en passant par le féminisme, la crise des réfugiés ou l’injonction poétique au devoir de s’exprimer, les participants se sont emparés de plusieurs sujets sous différents formats avec un seul mot d’ordre: la créativité.
Pour retrouver le palmarès de l’édition 2017, cliquez ici.
La Maison des journalistes aux UP Conferences
« Journalistes : le quatrième pouvoir en danger ? », c’est le thème d’une prochaine UP Conference co-organisée par la Maison des journalistes, le groupe SOS et le Crédit coopératif, le mardi 23 mai 2017, de 19h15 à 20h45 dans l’Auditorium du Crédit coopératif à Nanterre (92).
Les UP Conferences, dispositif global, pour que chacun puisse devenir acteur de l’innovation sociale
© mouves.org
« Porter la plume dans la plaie », c’est par cette injonction que l’illustre Albert Londres invitait ses confrères à porter haut leur devoir d’indépendance et de contre-pouvoir. Alors que plusieurs menaces pèsent aujourd’hui sur les journalistes à travers le monde (absence de liberté dans les régimes autoritaires, désinformation, pression économique, suivisme….) , les critiques à l’encontre du quatrième pouvoir se font de plus en plus fortes. Pourtant, à l’image des reporters spécialisés dans l’investigation, des exilés trouvant refuge au sein de la Maison des journalistes, ou des lanceurs d’alertes au statut incertain, des voix continuent de s’élever pour dénoncer les dérives et médiatiser les comportements illicites. Les UP Conferences et la Maison des journalistes vous proposent d’en rencontrer des représentants, et d’interroger avec eux l’avenir de l’information, en France comme à l’étranger.
Intervenants :
Zara Mourtazalieva et Hicham Mansouri
– Luc Hermann, journaliste, producteur, dirigeant de l’agence de presse Premières Lignes
– Zara Mourtazalieva (Russie) et Hicham Mansouri (Maroc) accueillis au sein de la Maison des journalistes
Les échanges seront animés par Alberic De Gouville, Vice-Président de la Maison des journalistes, Rédacteur en chef de France 24
Informations pratiques :
Inscription gratuite mais obligatoire sur http://up-conferences.fr/evenement/journalistes-quatrieme-pouvoir-en-danger
De 19h15 à 20h45
Auditorium Crédit coopératif
12 boulevard de Pesaro
92 000 Nanterre
RER A -Nanterre Préfecture
Pour plus d’informations sur les rencontres et événements organisés par la Maison des journalistes, cliquez ici.
La Mauritanie à l’honneur au ciné-club de la MDJ
Le pays des millions de poètes était à l’honneur dernièrement dans le cadre du ciné-débat de la Maison des journalistes. Cette dernière a accueilli, le jeudi 16 mars 2017, le réalisateur Djibril DIAW venu présenter son documentaire « Retour sans cimetière » ainsi que ses confrères Djibril DIALLO et Sophie BACHELIER, le mercredi 26 avril 2017, pour leur film « Choucha, une insondable indifférence ».
Dans « Retour sans cimetière », Djibril DIAW s’est attaché à filmer la quête de dignité d’une communauté du village de Donaye prête à tout pour honorer ses ancêtres. Cette localité, essentiellement peuplée de négro-mauritaniens de l’ethnie peul, se situe à la frontière entre le Sénégal et la Mauritanie, au bord du fleuve Sénégal.
Le réalisateur mauritanien Djibril DIAW présentant son film « Retour sans cimetière » à la MDJ © Clara LE QUELLEC
Entre 1989 et 1991, les deux pays sont en proie à un violent conflit qui s’est soldé par de nombreuses victimes et déplacements de population. Les cicatrices aujourd’hui sont toujours béantes. A Donaye, l’ancien cimetière du village appartient désormais à un Maure, Hamed Salek, qui a transformé ce dernier en champ agricole. Obligés d’enterrer leurs morts sur la rive sénégalaise, les habitants de Donaye se livrent à une véritable lutte pour faire valoir les coutumes et les droits de leur communauté auprès des autorités locales.
« Retour sans cimetière », une ode à la lutte d’une communauté pour ses traditions © Clara LE QUELLEC
La projection du film a donné suite à un débat avec trois acteurs de la société civile et politique mauritanienne en France: Aboubekri LAM membre de SG MAPROM, Ahmadi MOJD de l’AJDMR et Mamadou SOW du FPC. L’occasion d’aborder les grands thèmes illustrant la société mauritanienne actuellement: les conflits ethniques, le racisme mais aussi le renouveau politique et l’implication de la jeunesse dans les mouvements sociétaux.
Djibril DIAW réalise ici son deuxième film, après « 1989 » déjà projeté à la Maison des journalistes.
Pour en savoir plus, retrouvez ci-dessous l’interview de Djibril DIAW à propos de « Retour sans cimetière ».
C’est une autre forme de résistance que le réalisateur mauritanien Djibril DIALLO et sa confrère Sophie BACHELIER ont souhaité montrer à travers leur documentaire « Choucha, une insondable indifférence»: celle des réfugiés du camp de Choucha en Tunisie.
Djibril DIALLO et Sophie BACHELIER répondant aux questions de la salle après la projection de leur documentaire © Camille PEYSSARD-MIQUEAU
A la frontière entre la Libye et la Tunisie, ce camp a été construit en 2011 pour accueillir les réfugiés de la crise libyenne. Géré par l’Agence des Nations Unies pour les réfugiés (UNHCR) le campement a été officiellement fermé le 30 juin 2013. Néanmoins, quelques 700 personnes, sans pays d’accueil et déboutées de leur demande d’asile, y subsistent toujours aujourd’hui, faute d’alternative. Sans eau et électricité, elles tentent de survivre dans ce lieu aride, déserté par les ONG.
Le documentaire « Choucha » retrace la vie quotidienne de réfugiés dans un camp en Tunisie © Sophie BACHELIER
Ces migrants sont tiraillés entre plusieurs choix : rester sur place dans des conditions insalubres, retourner dans leur pays ou tenter de traverser la mer en direction de l’Europe et plus précisément Lampédusa.
Ce documentaire permet donc de comprendre de l’intérieur les enjeux et les difficultés des migrations en donnant la parole aux réfugiés que la communauté internationale comme le gouvernement tunisien ont mis de côté.
Retrouvez la bande annonce du documentaire ci-dessous.