Journalistes exilés et photographes de Magnum Photos croisent leurs regards pour raconter des expériences très personnelles autour des notions d’exil, d’accueil, de répression, de résistance, de succès ou d’échec.
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Reportage sur les journalistes syriens de la MDJ | Revue de presse
La journaliste Fanny Arlandis a réalisé un reportage sur les journalistes syriens de la Maison des journalistes pour la magazine Télérama, publié le 07 novembre 2017.
Reportage
Le difficile exil des journalistes syriens en France
Zakaria Abdelkafi (31 ans) est un photojournaliste Syrien. Photo © Ed Alcock / Agence Myop 31/10/2017
La Maison des journalistes, à Paris, héberge depuis 2002 des reporters ou photographes du monde entier. Aujourd’hui, parmi ces réfugiés, on trouve beaucoup plus de Syriens que toute autre nationalité. Mais, entre difficultés administratives et barrière de la langue, se faire une place en France est pour eux une gageure.
« Je ne voulais mourir ni en Syrie ni en Turquie. » Dans un café parisien du 15e arrondissement, Rowaida Kanaan, journaliste pour Radio Rozana, raconte ses dix mois de détention dans la prison d’Adra, près de Damas, en 2013. Puis les trois ans qu’elle a vécus à Gaziantep, en Turquie, la peur au ventre. « Même là-bas les Syriens ne sont pas à l’abri. »
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Renvoyé Spécial PJJ : trois rencontres pour la rentrée 2017
Dans le cadre du programme Renvoyé Spécial, la Maison des journalistes continue son partenariat avec la Protection Judiciaire de la Jeunesse, avec le soutien du Ministère de la Justice et le Ministère de la Culture et de la Communication.
Cette année, la rentrée académique est marquée par un nouveau partenariat spécifique avec la Direction Territoriale PJJ Val d’Oise, avec le soutien de madame Odile VILLARD, référente laïcité citoyenneté de la PJJ Val d’Oise. Entre août et novembre, trois groupes de jeunes et de professionnels de la PJJ d’Arnouville ont été accueillis pour une visite à la MDJ, . Une délégation de la MDJ a d’ailleurs été accueillie à l’occasion de la 3e édition de « La PJJ ouvre ses portes » qui a eu lieu le lundi 16 octobre pour découvrir les locaux, le fonctionnement et le personnel de l’Etablissement de Placement et d’Insertion de Villiers le Bel.
Le jeudi 24 août, des jeunes et de professionnels ont pu rencontrer et échanger avec le journaliste et vlogueur syrien Raafat ALGHANEM et B. G., journaliste turc. Ce dernier a également participé à la deuxième rencontre du jeudi 26 octobre. Avec le présentateur radio guinéen Mandian SIDIBE, ils ont en captivé l’attention d’une dizaine de jeunes. Ce groupe, à travers ces témoignages, a pu prendre conscience de l’importance de la séparation des pouvoirs. « Hier encore nous avons étudié le système judiciaire français », a déclaré Majda BEN-AMRANE, éducatrice PJJ impliquée dans le projet. « Ils découvrent aujourd’hui qu’un juge ou la police ne sont pas indépendants dans tous les pays. »
Enfin, le vendredi 3 novembre, suite à une nouvelle visite des locaux de la MDJ et de l’exposition de Cartooning For Peace, guidée par Lisa Viola ROSSI, chargée de la Communication et de la Sensibilisation et Margot FELLMANN, volontaire en Service Civique du Pôle Communication de la MDJ, un troisième groupe de jeunes et de professionnel venu d’Arnouville a pu échanger avec M. K., journaliste rwandaise. Pour elle, cacher son identité est une nécessité, « je suis heureuse de pouvoir être une anonyme, ici dans les rues de Paris » a-t-elle expliquée. Une manière pour les jeunes de réaliser ce que peut impliquer concrètement l’exil. Cette visite s’est conclue avec Abdessamad AIT AICHA, journaliste citoyen marocain. « Le journalisme citoyen est un phénomène très récent au Maroc, ça n’existe vraiment que depuis deux ou trois ans », a-t-il expliqué tout en incitant ses auditeurs à se saisir de leur rôle de citoyens et à questionner l’information, notamment sur les réseaux sociaux.
« Je suis très touchée par votre action – a commenté une jeune fille placée sous protection judiciaire – et les témoignages de ces journalistes. Je suis choquée d’apprendre les conditions des lieux d’enfermement, c’est barbare ! Je n’imaginais pas la facilité de mise en détention dans certains pays. J’ai compris que l’action des journalistes de la MDJ est très utile. Ils ont tous mes encouragements et mon respect ! »
Renvoyé Spécial PJJ, c’est quoi ?
Renvoyé Spécial PJJ émane du programme historique de la Maison des journalistes, Renvoyé Spécial. Les objectifs sont d’aider les jeunes à décrypter les sources d’informations, à mieux s’informer, ainsi qu’à les amener à s’ouvrir aux médias, à d’autres mondes, d’autres pays et bien à être conscientes de l’importance de la liberté de la presse et d’expression, ainsi que des valeurs du vivre ensemble. Au cours de leur visite, les jeunes adolescents accompagnés des professionnels PJJ sont donc amenés à découvrir l’association, puis à parcourir l’exposition « Dessins pour la paix » créée en partenariat avec Cartooning for peace. Enfin, les jeunes retrouvent des professionnels des médias résidents et anciens résidents à la MDJ pour un temps d’échange. Les éducateurs ont également à leur disposition un kit pédagogique qui leur permet de prolonger la réflexion avec les jeunes.
Pour en savoir plus sur le projet, contactez-nous :
Lisa Viola ROSSI : 01 40 60 04 06 – projet.pjj@maisondesjournalistes.org
7 novembre : « Journalistes et réfugiés, la double peine »
La Maison des journalistes, en collaboration avec l’ESJ-Lille, proposent de vous retrouver le mardi 7 novembre autour du thème : « Journalistes et réfugiés, la double peine ». Cette rencontre vient marquer la rentrée des Rendez-Vous de l’Estaminet, des soirées de réflexion autour de problèmes liés à la profession journalistique. Durant cette rencontre, animée par Albéric de Gouville, vice-président de la MDJ, quatre intervenants de la MDJ partageront leurs regards et échangeront sur cette thématique : Mandian Sidibe (Guinée Conakry), Marie-Angélique Ingabire (Rwanda), Elyse Ngabire (Burundi) et Halgurd Samad (Kurde d’Irak).
Le rendez-vous est fixé à partir de 19h30 dans la salle de réunion de la Maison Bistrot, 65 boulevard de la Villette à Paris (métro Colonel Fabien).
À cette occasion, une boisson sera offerte aux adhérents à jour de leurs cotisations et une autre pour tout don à la Bourse Fontaine effectué ce jour-là et supérieur à trente euros (à noter que 66% de votre don est déductible de vos impôts).