Sensibiliser les lycéens à la liberté d’expression et au pluralisme dans les médias par la rencontre avec un/e journaliste réfugié/e politique en France. Tel est l’objectif de l’opération Renvoyé spécial, menée par la Maison des journalistes depuis 2006 en collaboration avec Presstalis et  le Centre de liaison de l’enseignement et des médias d’information (CLEMI). Cette année, une nouvelle déclinaison spécialement conçue pour les établissements scolaires de la région Ile-de-France permet la rencontre entre les lycéens franciliens et les journalistes-écrivains : Renvoyé spécial IDF, soutenue par la Région Ile-de-France (les rencontres dans ce cadre seront signalées par un astérisque*).

A l’occasion de la 28ème Semaine de la presse et des médias dans l’école® qui aura lieu du 20 au 25 mars 2017, dix rencontres spéciales sont prévues dans différentes régions de France avec des journalistes de tous les continents.

Lundi 20 mars 2017 : Guinée Conakry > Lycée Polyvalent Louise Michel de Gisors (27)

Mardi 21 mars 2017 : Rwanda > Collège La Prairie de Toulouse (31)[1]

Mercredi 22 mars 2017 : Afghanistan > Lycée Professionnel Paul-Émile Victor d’Avrillé (49)

Afghanistan > Lycée Champlain de Chennevières-sur-Marne (94)*

Jeudi 23 mars 2017 : Afghanistan > Lycée Pascal de Paris (75)

Soudan > Lycée Professionnel Le Corbusier de Cormeilles-en-Parisis (95)*

Rwanda > Lycée Jean-Pierre Vernant de Toulouse (31)

Vendredi 24 mars 2017 : Rwanda > Lycée LPO Le Garros d’Auch (32)

Russie > Lycée Baudelaire d’Evry (91)*

Syrie > Lycée La Fayette  de Brioude (43)

 

Plus que jamais, l’opération Renvoyé spécial témoigne de son utilité et de sa pertinence auprès des jeunes lycéens français. Ces derniers ont la possibilité d’interagir avec un journaliste qui a dû fuir son pays pour échapper aux graves menaces et persécutions après avoir informer et avoir cherché à s’exprimer librement.

Pour plus d’informations sur le projet : http://www.maisondesjournalistes.org/le-projet-rs/

La MAISON DES JOURNALISTES

La Maison des journalistes (MDJ) est une association loi 1901, située à Paris qui accueille et accompagne des journalistes contraints de fuir leur pays pour avoir voulu pratiquer une information libre. Il s’agit d’un lieu de résidence provisoire pour ces exilés, professionnels de l’information, un endroit pour se reconstruire et continuer la mobilisation en faveur de la liberté de la presse et trouver un espace de publication dans son journal en ligne www.loeildelexile.org. Depuis 2002, la MDJ a accueilli 360 journalistes venus de plus de 60 pays.

 

[1] Rencontre Renvoyé spécial organisée dans le cadre d’un partenariat privilégié avec le Conseil Départemental de Haute-Garonne

Retrouvez le communiqué de la 28ème semaine de la Presse et des Médias dans l’école® de la Maison des journalistes, en cliquant sur le lien ci-dessous :

Communiqué de presse Semaine de la Presse et des médias dans l’école

 

we-need-you copyBonjour à toutes et à tous !
 
Vous êtes pleins de bonne volonté, vous voulez venir en aide à des journalistes réfugiés, vous avez moins de 26 ans ? Postulez pour une mission de service civique à la Maison des journalistes !

Le nom de la mission de Service Civique auprès du Pôle Communication et Partenariats de la Maison des journalistes est : Participation à la liberté d’expression et aux valeurs citoyennes (cliquez ici pour lire la mission sur le site du Service Civique)date prévue de début de la prochaine mission de 6 mois : jeudi 18 mai 2017.

Ci-dessous les activités principales du/de la volontaire de la MDJ :

– Activés de communication et de promotion de la mission de la MDJ
– Activités de sensibilisation à la liberté d’expression et aux valeurs citoyennes
– Activités journalistiques au sein de la rédaction de L’œil de l’exilé, le journal en ligne de la MDJ               – Activités d’animation culturelle adressées aux journalistes de la MDJ

Merci d’envoyer vos candidatures avant le lundi 24 avril 2017 à :
Lisa Viola Rossi : lisaviola.rossi@maisondesjournalistes.org

Entretiens prévus le jeudi 27 avril et le mardi 2 mai 2017.

 

Mercredi 1er mars 2017, les élèves de Seconde Bac Pro Vente et Commerce, accompagnés de leur professeure documentaliste Elisa Jacquier, de Lettres-Histoire François Lopez et d’Écp-Gestion Taoufiq Eddarkaoui, ont rencontré Hicham Mansouri, journaliste d’investigation marocain dans le cadre de l’opération Renvoyé spécial organisée au Lycée Professionnel Jules Michelet de Fontenay-sous-Bois (94).

Hicham MANSOURI expose son parcours de journaliste exilé et la situation des droits de l’homme au Maroc devant les élèves Bac Pro Vente et Commerce du LP Jules Michelet ©Camille PEYSSARD-MIQUEAU

«Je ne suis pas un héros, je fais juste mon travail de journaliste. Je n’ai pas d’ennemi, je ne suis pas dans un combat infini. J’aime mon pays. Aimer son pays, c’est aussi être capable de le critiquer. »

Alors que son procès pour  »atteinte à la sécurité de l’État », délit passible d’une peine de 5 ans de prison ferme, ne cesse d’être reporté au Maroc, le journaliste d’investigation Hicham Mansouri a présenté aux lycéens l’importance pour toute démocratie d’avoir, de soutenir et d’apprécier les médias comme contre-pouvoir, mais aussi de la possibilité pour chaque citoyen de devenir un acteur de l’information grâce aux nouvelles technologies.

Directeur des programmes de formations de l’Association Marocaine pour le Journalisme d’Investigation, Hicham Mansouri a expliqué les particularités et les enjeux de ce genre journalistique tout en insistant sur son importance dans un régime démocratique. Il est ainsi revenu sur ses propres enquêtes et les pressions exercées par le pouvoir marocain pour l’empêcher de les poursuivre.

Les élèves, les professeurs présents, les membres de l’équipe de la Maison des journalistes et Hicham Mansouri ont ensuite échangé autour de questions préparées en amont par la classe. Des conditions d’incarcération difficiles dans les prisons marocaines, aux capacités insoupçonnées de résilience des êtres humains face à l’impossibilité d’exercer leurs droits, en passant par le rôle des médias en France, un débat riche d’enseignements a été mené sur un ton libre et libérateur.

Hicham MANSOURI présente l’état de la liberté de la presse devant les élèves Bac Pro Commerce et Vente du Lycée Professionnel Jules Michelet ©Calypso VANIER

Une rencontre appréciée des lycéens comme en témoignent les réactions enthousiastes :

«Grâce à ce témoignage, je connais de manière plus approfondie le monde des journalistes exilés.»

«Je souhaite à Monsieur Mansouri de rester fort, de ne pas abandonner et de toujours essayer de dire la vérité vraie!»

«Je n’ai qu’une chose à dire aux journalistes exilés : ne perdez pas espoir!»

«Le rôle du journaliste c’est de nous dire ce qui se passe dans le monde sans langue de bois.»

«Sans la liberté de la presse, on ne peut pas connaitre en mots ou en images les événements du monde.»

 

La Maison des journalistes est ravie d’accueillir la rencontre littéraire avec l’auteur du livre La face cachée du Che, Jacobo Machover.

Rendez-vous le jeudi 9 mars à 18 heures dans la Salle La Scam de la MDJ

L’évènement, sur initiative de Jesús Zúñiga, journaliste cubain en exil, ancien résident de la MDJ, sera introduit par Armando Valdés Zamora, écrivain, maître de conférences à l’Université Paris-Est.

Inscription obligatoire avant le 9 mars à 12 heures : evenement@maisondesjournalistes.org / 01 40 60 04 06

 

Lundi 17 février 2017, les lycéens de Première des filières Scientifique option Sciences de l’Ingénieur (S SI) et Scientifique option Sciences de la Vie ou de la Terre (S SVT) accompagnés de leurs professeures d’Histoire-Géographie Sophie Le Goff et documentalistes Florence Neveu et Valérie Héluin, ont rencontré Zara Mourtazalieva, écrivaine tchétchène, auteure notamment de l’autobiographie  »Huit ans et demi » publiée aux Éditions BOOKS Les Moutons Noirs (2014), dans le cadre de l’opération Renvoyé spécial – Île-de-France, organisée au Lycée Jean Rostand de Mantes-La-Jolie (Académie de Versailles).

L’écrivaine tchétchène Zara MOURTAZALIEVA accompagnée de son interprète Madina Soslambekova ©Calypso VANIER

«Après tout ce que j’ai vécu, je sais qu’il n’existe qu’un rempart à la violence : la parole.»

Accusée injustement de terrorisme par la justice de Moscou, condamnée parce que tchétchène, Zara Mourtazalieva a témoigné auprès de lycéens attentifs de ses près de neuf années de détention dans un camp de travail de Mordovie, de la violence et de l’injustice rencontrées, du soutien sans faille que les journalistes et les militants des droits de l’homme lui ont apporté, de sa nouvelle vie en France, mais aussi de son travail d’écrivaine.

«Pour être honnête, je n’avais pas l’intention d’écrire un jour, un livre. Ce fut difficile pour moi d’écrire chaque chapitre; chaque ligne écrite, je la revivais. J’ai écrit de manière très honnête ce qui m’était arrivé. Aujourd’hui, je ne peux toujours pas dire que je me sens mieux après avoir écrit ce que j’ai vécu, mais c’était nécessaire pour moi et pour les autres.»

Échange intense entre les élèves du Lycée Polyvalent Jean Rostand de Mantes-La-Jolie et Zara MOURTAZALIEVA ©Camille PEYSSARD-MIQUEAU

Un échange salué par les lycéens présents dont vous pouvez trouver les réactions enthousiastes ci-dessous :

«  Merci d’être là pour partager vos expériences, merci d’être en vie pour nous expliquer, nous montrer. »

«  Ce qui m’a frappé c’est la façon dont ils ont réussi à reprendre leur vie après avoir été condamnés »

«  La liberté de la presse est importante car chacun a le droit de s’exprimer. Personne n’a le droit ni le statut pour l’interdire. »

«  Je voudrais dire aux journalistes exilés de ne rien lâcher, de continuer à se battre et je les remercie d’avoir le courage de venir témoigner dans les écoles d’un pays étranger »

«  Les journalistes en exil ont, malgré un traumatisme important, un témoignage historique important à délivrer. »

«  La liberté de la presse est absolument nécessaire. Elle rapproche le lecteur du reste du monde. »

Découvrez ci-dessous l’article consacré à la rencontre par le Courrier de Mantes du 21 février 2017 :

Le vendredi 17 février 2017, les membres de l’association étudiante Sorbonne ONU, qui vise à transposer l’organisation des Nations Unies au coeur des universités parisiennes La Sorbonne, sont venus visiter la Maison des journalistes et ont fait la rencontre d’Abdessamad Ait Aicha, journaliste marocain, et de Sakher Edris, journaliste syrien, pour faire le point sur la situation des droits de l’homme et de la liberté d’expression dans leurs pays. Un échange enrichissant et positif.

Visite des étudiants de l’association Sorbonne-ONU dans les locaux de la MDJ ©Camille PEYSSARD-MIQUEAU

Les antennes UNESCO et Human Rights de l’association Sorbonne pour l’ONU étaient représentées, notamment par le président de cette dernière section, Mortaza Behboudi, ancien résident de la MDJ. Après la découverte des locaux de l’équipe, la présentation des multiples missions poursuivies par l’association depuis sa constitution et l’explication du fonctionnement de la Maison des journalistes, les étudiants ont pu visiter l’exposition Cartooning for Peace / Desssins pour la Paix présentée en ce moment dans ses murs.

Lisa Viola ROSSI guide les étudiants SONU à la découverte de l’exposition Cartooning for Peace / Dessins pour la Paix ©Camille PEYSSARD-MIQUEAU

Une rencontre était ensuite organisée entre les étudiants et deux journalistes : Abdessamad Ait Aicha, journaliste d’investigation au Maroc, et Sakher Edris, journaliste syrien et membre actif de l’organisation Detainees First qui lutte pour le respect des droit des détenus en Syrie et la poursuite judiciaire de toutes les atteintes commises à l’encontre de ces droits.

Abdessamad AIT AICHA et Sakher EDRIS échangent avec les étudiants de l’association la Sorbonne pour l’ONU ©Lisa Viola ROSSI

Résumer la situation des droits de l’homme et du citoyen dans ces pays, évoquer la difficile pratique du journalisme et de la liberté d’expression face à la répression des gouvernements et questionner le rôle joué par la communauté internationale et les organisations onusiennes suite aux révoltes du 20 mai 2011 au Maroc et dans la crise traversée par la Syrie aujourd’hui, tels ont été les axes d’une discussion animée mais toujours constructive.

Les étudiants membres de Sorbonne-ONU accompagnés par Abdessamad AIT AICHA, Sakher EDRIS et Darline COTHIERE, directrice de la Maison des journalistes ©Camille PEYSSARD-MIQUEAU

Un bel après-midi d’échanges entre professionnels de l’information et membres d’organisations internationales en devenir.